Des rendements successifs s’appliquent à des bases qui changent. En l’absence d’apports ou retraits, on multiplie les facteurs 1+r au lieu d’additionner les pourcentages. C’est la raison pour laquelle+10 % puis−10 % ne ramène pas au point de départ. La formule est utile pour lire un relevé et tester des hypothèses, mais elle ne fournit pas une espérance de trading.

D’où viennent les 79,59 % d’un modèle à 5 % par mois ?

Hypothèse source fictive : 10 000 EUR, exactement+5 % chaque mois pendant 12 mois, réinvestissement intégral, aucun retrait, impôt ni coût supplémentaire. Le capital vaut 10 000 ×1,05^12 =17 958,56 EUR environ, soit+79,59 %. La répétition exacte de 5 % produit le résultat ; le calcul ne montre pas que cette suite est atteignable.

Un autre modèle maintient la base 10 000 EUR et gagne puis retire 500 EUR chaque mois. Le compte reste 10 000 EUR et les retraits séparés totalisent 6 000 EUR ; fonds combinés 16 000 EUR. Le solde du courtier n’est donc pas 16 000 EUR. Les deux scénarios imposent une règle différente et ne prévoient pas un revenu mensuel réel.

Les pertes se composent aussi

Avec−5 % pendant 12 périodes,10 000 ×0,95^12 laisse environ 5 403,60 EUR : baisse 45,96 %. Chaque perte utilise une base plus petite. La capitalisation ne choisit pas le signe du rendement et ne transforme pas une stratégie perdante en stratégie rentable. Une règle de réduction du risque peut limiter un scénario planifié sans garantir le prix de sortie.

La récupération utilise le capital restant

La base du gain a changé

La base du gain a changéModèles source PLN : aucun apport, retrait ou coût additionnel.La base du gain a changé10 000 moins 20 %8 000 PLNManque 2 000 ; 2 000/8 000 =25 %10 000 moins 50 %5 000 PLNManque 5 000 ; 5 000/5 000 =100 %Perte totaleZéro PLNPas de gain fini sur zéro pour récupérer les fonds
Identité arithmétique, sans probabilité ni délai de récupération ; elle ne justifie pas d’augmenter la taille après perte.

Faites défiler horizontalement ou agrandissez le schéma pour lire les détails.

Après 20 % de perte,8 000 PLN gagnant 20 % ne donne que 9 600 PLN. Le manque 2 000 PLN doit être divisé par 8 000, d’où 25 %. Pour une fraction de perte L entre 0 et 1 exclu, le taux de retour à la base est L/(1−L) : capital restant K×(1−L), manque K×L, puis K se simplifie. Après 50 %, la base doit doubler. À100 % de perte, le dénominateur est nul ; un rendement positif sur zéro ne restaure pas l’argent.

Ajout EUR indépendant : 10 000 EUR finit 9 000 EUR après une perte de 1 000 EUR. Un apport neuf 1 000 EUR ramène le solde à 10 000 EUR, mais le trading n’a rien récupéré. Confondre apport et performance efface artificiellement la perte. À l’inverse, un retrait peut réduire le solde sans constituer une perte de marché.

Une entrée choisie n’est pas un objectif crédible par elle-même

Remplacer 5 % par 1 % ou une valeur plus modeste ne la rend pas attendue. Pour parler de distribution de résultats, il faut une méthode, des données et des coûts comparables. Une statistique historique de comptes CFD perdants ne fournit ni votre série mensuelle ni un plafond universel de rendement. La formule ne mesure pas la probabilité de récupérer un drawdown.

Combiner périodes et unités correctement

Sans flux externe, capital final =K 0 ×(1+r 1)×(1+r 2)×… ; pour un taux constant, K 0 ×(1+r)^n. Une entrée mensuelle doit être appliquée au nombre de mois, une entrée annuelle au nombre d’années. Un rendement net doit préciser les frais et impôts déjà déduits pour éviter de les retirer encore.

La règle 72/r approche le temps de doublement en années pour un taux annuel positif donné en pourcent. Avec 7 % supposés,72/7 donne environ 10,29 ans ; la formule exacte ln(2)/ln(1,07) environ 10,24 ans. L’approximation ne promet pas ce taux et ne prouve pas qu’un chemin stable bat tout chemin variable.

Comparer trading et fonds sur une base commune

Le scénario 10 000 EUR×1,07^30 donne environ 76 123 EUR. C’est un taux annuel imposé, pas une performance historique vérifiée d’indice ni une absence de stress. Prix d’indice, indice dividendes réinvestis, rendement du fonds et résultat investisseur après fiscalité sont différents. Même dates, devise, flux et définition de coûts doivent être fixés avant de comparer.

Les flux nécessitent une méthode adaptée

Diviser le gain par le capital initial convient seulement à un cas compatible. Apports et retraits en cours de période imposent de tenir compte de leur moment. Le référentiel GIPS distingue rendement pondéré par le temps et rendement pondéré par les montants ; citer ce cadre ne signifie pas que votre journal est certifié GIPS. Un montant viré vers un compte personnel n’est pas automatiquement un dividende de société.

Fiscalité et montant réinvestissable dépendent du produit, de la résidence et du compte. Les modèles EUR sont des exemples de monnaie, pas un régime fiscal français. Aucune charge ne doit être déduite deux fois sous prétexte d’obtenir un chiffre net.

Trois essais courts à reproduire

Sur 10 000 EUR, multiplier 1,10 ×0,90 donne 9 900 EUR. Avec 1,02 ×0,98, on obtient 9 996 EUR ; avec 1,20 ×0,80,9 600 EUR. Chaque paire de taux a une moyenne arithmétique nulle, mais un produit différent. Noter séparément prix, frais et flux, puis tester aussi des scénarios défavorables. Taille proportionnelle ou lot fixe : garder la bonne base permet ensuite de séparer pourcentage de capital et volume fixe.