Dans cet article
Après cet article, vous saurez…
- Mesurer une réponse avec une seule horloge stable.
- Distinguer prix demandé, rejet et nouvelle exécution.
- Formuler une demande précise sur règles et motifs du contrôle.
Les notions sans quitter l’article
Exécution d’un ordre Last look : dernier contrôle avant acceptation Banques centrales Liquidité : quantité et prix exécutables Spread : écart entre Bid et Ask Stop loss : seuil et prix exécutéUn cours EUR/USD affiché ne constitue pas à lui seul une transaction acceptée. Le last look est une dernière vérification de validité ou de prix avant acceptation ou rejet d’une demande. Cette pratique relève principalement du change électronique de gros. Le chemin d’un ordre CFD de détail et ses obligations contractuelles doivent être examinés séparément.
Ce que vérifie la fenêtre
Un fournisseur de liquidité peut réserver une fenêtre de contrôle avant de confirmer la demande à son prix coté. Validité opérationnelle, crédit et cohérence du prix sont des questions distinctes. L’analyse exige sa politique et le cadre applicable ; aucune durée typique de quelques ou dizaines de millisecondes pour tout le marché n’est établie ici.
Un carnet centralisé rapproche les intérêts selon les règles de la place et les ordres disponibles. Avec un prix soumis à last look, la demande reste à accepter : le clic ne suffit pas à garantir le cours. Ni l’apparence de l’écran ni le mot ECN ne révèlent tous les intermédiaires de la chaîne.
Pourquoi le fournisseur veut contrôler
Des prix diffusés simultanément à plusieurs clients peuvent devenir périmés avant leur mise à jour. Un intervenant plus rapide peut exploiter ce décalage, appelé arbitrage de latence. Le fournisseur présente son contrôle comme une protection contre ces demandes et les flux dits toxiques. Cela ne démontre ni spread plus étroit ni meilleur résultat pour chaque client.
Un rejet peut laisser le client face à un nouveau prix. Comparez donc spread annoncé, acceptations, rejets et éventuel coût de la transaction suivante. Un contrôle qui protège une cotation ne promet pas une disponibilité permanente de liquidité au prix précédemment montré.
L’asymétrie et la référence choisie
Une règle hypothétique accepte la demande lorsque le mouvement favorise le fournisseur et la rejette lorsqu’il le désavantage. Cette asymétrie peut déplacer les opportunités entre parties. Une vérification symétrique applique des tolérances comparables dans les deux directions ; une asymétrique les traite différemment. Les noms seuls ne déterminent ni abus ni coût réalisé : il faut prix de référence, tolérances et éventuelle amélioration de prix.
Une demande non remplie, une nouvelle cotation et un glissement d’exécution ne sont pas le même événement. Une acceptation exactement au cours demandé ne comporte aucun glissement contre cette référence, même si une cotation ultérieure est meilleure. Les allégations de chasse aux stops relèvent d’un autre diagnostic.
Deux horloges ne font pas une mesure
Journaux fictifs : émission client 100 ms, réception serveur 96 ms, réponse client 116 ms. Les deux nombres client ont la même origine ; celui du serveur en a une autre. On suppose une horloge client stable, sans erreur de mesure. Aucun de ces nombres ne vient d’un courtier.
Une réponse de 16 ms, une fenêtre inconnue
Faites défiler horizontalement ou agrandissez le schéma pour lire les détails.
116−100=16 ms mesure la réponse complète. Soustraire 96 et 100 fabrique un apparent événement avant l’envoi en mélangeant les horloges. Sans bornes du contrôle sur une échelle comparable, on ne mesure pas sa durée. Cette réponse peut accepter ou rejeter ; elle ne prouve ni last look ni retard abusif.
Un rejet et une acceptation, avec hypothèses explicites
Marek demande un achat EUR/USD à l’ask 1,0850. Supposons une fenêtre 50 ms et une règle unilatérale fictive : hausse de l’ask à 1,0851, rejet ; baisse à 1,0849, acceptation à 1,0850. Avec un pip de 0,0001, la seconde exécution est un pip au-dessus du nouvel ask, mais exactement au prix demandé. Le rejet n’est pas une perte réalisée ; aucune mesure d’un fournisseur n’est présentée.
Cas EUR supplémentaire, distinct : après un rejet à 1,0850, un nouvel achat réellement confirmé dans notre scénario se fait à 1,0852 pour 10 000 EUR de nominal. Écart d’entrée contre l’ancienne référence: 10 000 × 0,0002=2 USD. À l’hypothèse 1,25 USD/EUR, c’est 1,60 EUR. Ce coût comparatif ne transforme pas la première demande rejetée en position perdante et ne constitue ni commission débitée ni résultat final. La clôture future reste inconnue.
Code volontaire et règles juridiques
Le FX Global Code concerne les bonnes pratiques du marché de gros ; il ne crée pas une autorisation mondiale et ne remplace pas le droit local. Son principe 17 traite transparence, contrôles de validité/prix et utilisation des informations de la demande. L’usage de ces informations pour négocier pendant la fenêtre est encadré ; une exception étroite concerne des arrangements cover-and-deal documentés et divulgués, avec compensation préalable sans prise de risque de marché et transfert intégral du volume négocié au client.
La déclaration FCA du 19 novembre 2021 considère incompatible avec ces codes un délai supplémentaire destiné à observer les prix futurs. C’est une position datée britannique sur les codes volontaires, pas une décision française sur chaque contrat de détail. Engagement au Code, conduite réelle et obligations applicables restent trois éléments à examiner.
Identifier le véritable chemin
Le last look existe dans certaines chaînes de liquidité électronique. Un label ECN ou une plateforme ne suffit pas à le localiser. Demandez l’étape concernée, la référence de prix, les tolérances selon direction, la durée attendue et les motifs de rejet. L’absence de réponse limite votre analyse ; elle ne prouve pas seule une faute.
Comparez marché interbancaire et modèles d’intermédiation sans conclure qu’une marque commerciale exclut tout contrôle en amont. Ne déduisez aucune fréquence de pratique sur tout le marché à partir d’un écran personnel.
Une vérification utile sans ouvrir de nouveaux trades
- Demandez si le chemin de vos demandes utilise last look, sa logique symétrique ou asymétrique et sa fenêtre annoncée. Conservez réponse et document.
- Examinez les journaux existants du mois : rejets et nouvelles cotations, heures, mouvements et raisons. Un regroupement unilatéral motive une question, non une conclusion judiciaire.
- Lisez politique d’exécution et fiche du fournisseur : last look, price check, symmetric, asymmetric. Comparez les informations effectivement divulguées.
- Gardez même définition et horloge pour chaque mesure. Ne négociez pas en réel uniquement pour diagnostiquer l’infrastructure.
Autre modèle source : huit acceptations après 5 ms et deux rejets après 80 ms donnent(8 × 5+2 × 80)/10=20 ms de réponse moyenne, contre 5 ms parmi les seules acceptations. Mélanger les deux populations ne donne pas un délai moyen d’exécution. Aucune des deux statistiques ne prouve à elle seule un usage abusif.
Vérifiez vos acquis
Environ 2 minutes de pratique.
Voir la réponse et l’explication
Exact: 116 et 100 utilisent la même horloge supposée stable ; leur différence couvre la réponse complète.
Autres questions
Le last look est-il légal ?
Le Code volontaire ne décide pas de la légalité et ne remplace pas les obligations du pays, du service et du produit. Le principe 17 décrit contrôles, transparence et exception cover-and-deal limitée. La FCA évoquait en 2021 le délai artificiel incompatible avec les codes ; reconnaître un code ne légalise pas toute pratique.
Symétrique signifie-t-il équitable ?
Il décrit des tolérances comparables dans les deux sens, contrairement au traitement directionnel différent d’un contrôle asymétrique. Il faut encore connaître référence, critères, amélioration éventuelle et résultats. Aucune étiquette ne démontre seule équité, abus ou coût réalisé.
Comment identifier son utilisation ?
Demandez le chemin concerné, les références et tolérances, le délai annoncé et les motifs. Comparez politique et journaux existants. Un rejet isolé ne suffit pas ; un motif répétitif peut justifier un examen avec le fournisseur, sans ouvrir des positions supplémentaires pour obtenir des données.
Est-ce une chasse aux stops ?
Non : le last look traite l’acceptation de la demande avant confirmation. Une allégation sur le prix autour d’un stop est distincte. Prix, état de l’ordre, politique et journaux sont nécessaires ; ni stop déclenché ni requête rejetée ne prouve manipulation.
Sources et vérification
- GFXC : FX Global Code
Champdegros, codevolontairenonloi, principe 17 contrôlesettransparence.
- GFXC : rapport last look 2021
Étapes de la demande, temps de réponse, contrôles directionnels et divulgations ; aucune fenêtre universelle.
- GFXC : arrangements cover-and-deal
Exception documentée, compensation préalable sans risque de marché et transmission intégrale du volume.
- FCA : reconnaissance des codes,2021
Position britannique datée 2021 sur retard artificiel et transparence ; pas jugement français sur chaque contrat.
Les calculs reposent sur des hypothèses explicites. Ils ne remplacent ni les données actuelles du marché ni les conditions de l’intermédiaire.
