Dans cet article
Après cet article, vous saurez…
- Filtrer les cotations selon l’accès réel du participant.
- Réconcilier inventaire, flux exécutés et résultat sans double spread.
- Identifier un besoin de financement malgré un notionnel net nul.
Les notions sans quitter l’article
Cours acheteur et vendeur : Bid/Ask Exécution d’un ordre Liquidité : quantité et prix exécutables Montant notionnel d’une position Banques commercialesLes cotations OTC proviennent de fournisseurs bancaires et non bancaires et de plusieurs lieux de négociation. Elles ne sont pas obligatoirement fixées par une douzaine de banques. L’expression tier-1 désigne ici de grands dealers institutionnels ; ce n’est ni licence unique ni classement figé garantissant le meilleur prix.
Un rang n’a de sens qu’avec le périmètre de l’enquête
Avant d’utiliser une part de marché, relevez publication, période, répondants, instruments et dénominateur. La part déclarée par les clients d’une enquête n’est pas automatiquement celle de tout l’interdealers ou de toute la liquidité mondiale. Des acteurs non bancaires participent au spot fragmenté ; leur coexistence interdit de présenter un classement bancaire comme liste exhaustive des fournisseurs.
Relations de crédit, capital, financement et technologie influencent la capacité de risque. Les barrières d’entrée ne sont pas pour autant mathématiquement infranchissables, et les rangs peuvent changer. Un bilan de mille milliards n’est pas du capital entièrement disponible pour négocier, ni un minimum universel démontré.
Un spread positif ne garantit pas le bénéfice du dealer
Un principal agit comme contrepartie pour son compte et assume un risque de transaction ; un agent suit le mandat du client sans prendre le même rôle de risque de marché. Le FX Global Code demande de clarifier rôle et caractère ferme ou indicatif des cotations. Un nom d’entreprise ou un écran seul ne précise pas ces conditions.
Inventaire signifie exposition restant après les transactions acceptées. La compensation interne peut attendre un flux client opposé puis couvrir le solde, sans carnet toujours équilibré. Les services traversent plusieurs sessions pendant les jours de marché, sans garantir ouverture de tous les produits à toute heure ni accès déterminé uniquement par un bureau physique.
Sur petit écran, faites défiler le tableau pour lire toutes les colonnes.
| Exécution | Trésorerie USD | Inventaire EUR |
|---|---|---|
| Achat 1 000 000 EUR à 1,1000 | −1 100 000 | 1 000 000 |
| Vente client 600 000 à 1,1002 | +660 120 | 400 000 |
| Vente externe 400 000 à 1,0995 | +439 800 | 0 |
Résultat final −80 USD avant frais, financement et autres coûts omis. La partie appariée gagne 120 ; le reliquat perd 200. Sortir ce reliquat à 1,1000 donnerait +120, sans garantie de ce cours. Après la seule vente client, le flux USD cumulé −439 880 ne suffit pas à mesurer une perte : il reste 400 000 EUR à valoriser. Le spread est déjà contenu dans les prix exécutés, ne l’ajoutez pas encore au résultat.
Une différence négative à l’écran n’est pas une transaction disponible
Modèle source : A autorisé propose Bid 1,1000 et Ask 1,1002 ; B exclu pour ce client propose Bid 1,1004 et Ask 1,1006. Taille, moment et date identiques. Sélection sans filtre : Ask A−Bid B=−0,0002. Après filtre des relations permises, il reste A : 1,1002−1,1000=+0,0002, soit deux pips avec pip 0,0001.
Filtrer les contreparties avant de choisir le meilleur prix
Faites défiler horizontalement ou agrandissez le schéma pour lire les détails.
La meilleure valeur arithmétique n’annule pas une restriction de contrepartie. Même après filtre, contrôles d’acceptation et confirmation restent nécessaires. Le principe 29 du Code traite risque de crédit et limites ; notre modèle ne prouve ni arbitrage réel ni méthode d’export d’une plateforme.
Le net de la semaine masque un financement lundi, avec coût si emprunt.
- Net hebdomadaire
- 0 EUR – 2 000−2 000.
- Besoin lundi
- 2 000 EUR – La recette future n’est pas encore disponible.
- Coût fictif quatre jours
- 0,80 EUR – 2 000 × 3,6 %× 4/360, intérêt simple.
Petite place financière : vérifier les relations réelles
Ne supposez pas que toute banque locale se fournit exclusivement auprès d’une ou deux grandes banques. Il faut les divulgations concernant compte, crédit, taille et produit. Un logo ne révèle ni contrepartie de l’ordre ni disponibilité de sa meilleure cotation. La longueur d’une chaîne ne fixe pas mécaniquement le spread.
Un CFD retail n’est pas automatiquement un change livrable institutionnel. Marché interbancaire : prix, accès et compensation des flux explique les différents accès, et Dark pools Forex : visibilité, remplissages et vrais coûts distingue confidentialité et règles du lieu d’exécution : absence d’affichage public ne démontre pas qualité supérieure.
Montants opposés et dates différentes laissent un besoin de financement
Autre modèle source : achat de 1 000 000 EUR contre 1 100 000 USD au jour fictif 2, vente des mêmes montants au jour 5, trésorerie initiale nulle. Totaux contractuels EUR et USD se compensent, mais au jour 2 il faut trouver 1 100 000 USD avant la recette du jour 5. Les EUR acquis doivent rester disponibles pour la livraison ultérieure. Les dates sont hypothèses, pas conventions de règlement ; intérêt et acquisition des fonds sont omis.
Le notionnel net à travers les dates n’est donc ni trésorerie disponible ni accord juridiquement valable de netting. Cas EUR ajouté : paiement fixe 2 000 EUR lundi et encaissement 2 000 vendredi, solde initial zéro. Net hebdomadaire zéro, besoin au lundi 2 000. Si un financement simple de quatre jours à 3,6 % sur base 360 est explicitement supposé, coût 0,80 EUR ; montants opposés n’annulent pas cet intérêt.
Les catégories COT concernent des futures, pas tous les actifs d’un dealer. Le last look est un contrôle final de validité/prix avant acceptation ou rejet selon conditions divulguées ; un rejet isolé ou un graphique retail n’en prouvent pas l’utilisation. Le Code de gros complète le droit sans permettre des rejets arbitraires.
Passer du récit de marché aux éléments vérifiables
- Identifiez rôle, contrat, contreparties permises et caractère ferme ou indicatif des prix.
- Comparez taille, sens, date de valeur, instant et frais ; conservez les confirmations des remplissages.
- Pour les observations de sessions, gardez date, fuseau et changements saisonniers. Un soir local ne veut pas dire que seule l’Asie travaille.
- Calculez coûts et financement séparément. Un chevauchement de sessions n’assure ni glissement minimal ni meilleure exécution.
Spread ou commission : mesurer les coûts sans les compter deux fois permet ensuite de comparer le coût réellement supporté après avoir vérifié les conditions d’accès. Un graphique plus long ne supprime pas ces coûts ni ne crée un avantage retail.
Vérifiez vos acquis
Environ 2 minutes de pratique.
Voir la réponse et l’explication
Après filtre, A donne Ask−Bid=0,0002 ; les deux prix affichés ne sont pas deux côtés accessibles.
Autres questions
Que désigne tier-1 ?
Un raccourci descriptif pour grands dealers, pas licence, rang permanent ou capital minimum de mille milliards. Il faut préciser rôle, accès et termes de chaque prix.
Comment lire un classement ?
Avec période, répondants, produits et dénominateur. Une part client d’enquête ne devient pas la part de tout l’interdealers ni de toute la liquidité mondiale.
Le spread suffit-il à rémunérer le risque ?
Il ne garantit rien. Dans notre carnet fictif, la partie appariée gagne 120 USD mais le reliquat perd 200, donnant −80 avant les coûts omis.
Que vérifier depuis une place plus petite ?
Les relations de crédit et d’exécution réelles, la taille, le moment, la date et les frais. Un logo ou une chaîne supposée ne prouvent ni prix disponible ni remplissage minimal.
Sources et vérification
- BIS — internalisation des dealers
Appariement de flux différés et inventaire temporaire ; anciennes parts non reprises comme actuelles.
- BIS — fragmentation de l’exécution
Banques/non-banques et diversité des voies d’exécution, sans prix central unique.
- GFXC — FX Global Code
Rôles principal/agent et principe 29 crédit/limites ; norme de bonnes pratiques, pas loi ni garantie de prix.
Les calculs reposent sur des hypothèses explicites. Ils ne remplacent ni les données actuelles du marché ni les conditions de l’intermédiaire.
