Pour un trade exécuté, commencez par prix d’achat et de vente, puis frais comptabilisés séparément. Un spread déjà présent dans ces prix ne doit pas être retranché du résultat une seconde fois. Pour comparer les comptes avant de négocier, utilisez un modèle de tarification avec unités, volumes, heures et durée identiques. Prévision et rapprochement du relevé répondent à deux questions différentes.

Ce que mesure le spread

Au même instant, bid 1,08500 et ask 1,08515 sur EUR/USD donnent 0,00015, soit 1,5 pip pour un pip 0,0001. Acheter à l’ask puis valoriser au bid inchangé montre cette perte avant autres frais. Si le spread reste inchangé, une hausse du bid de 1,5 pip depuis son niveau initial ramène le résultat de prix du long à zéro. Spread variable, frais et exécution peuvent déplacer ce seuil : aucun mouvement universel de 1,5 pip n’est imposé au marché.

Avec un contrat standard 100000 unités de devise de base, un pip 0,0001 d’une paire cotée USD vaut 10 USD par lot. Sur cross ou or, confirmez taille du contrat et incrément : « un pip » ne fournit pas une unité monétaire universelle. Le spread est visible dans les cotations, même sans ligne de frais séparée. Voir aussi pourquoi le bénéfice diffère du mouvement apparent.

Commission : explicite mais pas forcément linéaire

La commission possède unité, devise, minimum et moment de comptabilisation. Elle peut concerner entrée, sortie ou les deux. Notre hypothèse 7 USD par lot aller-retour n’est ni un tarif actuel ni une norme de détail. Le tableau suivant suppose 1 lot EUR/USD,10 USD/pip, milieu et spread constants, sans autres coûts.

Sur petit écran, faites défiler le tableau pour lire toutes les colonnes.

Quatre tarifications fictives, même aller-retour
ModèleSpreadCommissionTotal USD
A1,5 pip015
B0,8 pip08
C0,2 pip79
D0,1 pip78

Le tarif C équivaut à 0,2+7/10=0,9 pip. Le spread seul de 0,9 pip est donc son point d’égalité dans ce modèle précis. Un compte sans commission B reste moins cher que C : l’étiquette du compte ne remplace pas l’addition.

Prix, contrepartie et couverture

Le courtier principal peut être contrepartie juridique et couvrir tout ou partie du risque ailleurs. Un prix uniquement au spread ne démontre pas que tous les trades restent sans couverture en B-book. XTB et Plus 500 sont des exemples de marques CFD, pas une fourchette de spreads comparable sans entité, date et symbole. Financement, conversion et services annexes peuvent subsister.

Une contrepartie avec exposition non couverte peut bénéficier de la perte de la position correspondante, avant autres expositions et coûts. Cela ne permet pas de déduire son résultat total. Un pourcentage de comptes clients perdants n’indique pas son mélange de couvertures ; la réglementation ne prouve pas que la majorité des ordres sont A-bookés.

Lire le tarif et les exécutions ensemble

Les noms ECN ou STP décrivent connectivité ou routage, sans définir à eux seuls contrepartie, couverture complète ou absence de conflit. Lisez politique d’exécution du produit et tarif de l’entité. Exportez commission en devise de compte ; pour une estimation distincte du spread, multipliez chaque observation par sa valeur du pip. N’ajoutez pas des pips moyens à un total monétaire.

Même moyenne, coûts 3,20 ou 6,80 USD

Deux allers-retours fictifs: 0,1 lot vaut 1 USD/pip ; 0,4 lot vaut 4 USD/pip. Dans A, le petit trade supporte 1,6 pip et le grand 0,4 : 1,60+1,60=3,20 USD. Dans B, les spreads sont inversés: 0,40+6,40=6,80 USD. Les deux moyennes non pondérées valent 1 pip, mais le coût diffère de 3,60 USD. Le lien entre volume et cotation est l’information perdue.

Une moyenne ne connaît pas vos volumes

Une moyenne ne connaît pas vos volumesA coûte 3,20 USD et B 6,80 USD, malgré 1 pip moyen dans chacun. Les mêmes spreads sont associés à des volumes différents.A: 1,6 × 1 +0,4 × 4 =3,20 USDB: 0,4 × 1 +1,6 × 4 =6,80 USDMême moyenne 1 pip ; écart 3,60 USD
Test d’agrégation, pas classement d’offres : spread constant aux deux extrémités, milieu inchangé, sans frais ni glissement.

Faites défiler horizontalement ou agrandissez le schéma pour lire les détails.

Retenez les observations correspondant à vos tailles et heures. Des cotations de périodes calmes prises au hasard ne reproduisent pas votre activité. Après exécution, l’effet du spread reste déjà inclus dans le résultat de prix.

Coût annuel sous hypothèses

Supposons 50 allers-retours d’un lot par mois,12 mois et spreads constants. A coûte 15 × 50 × 12=9000 USD ; B 8 × 50 × 12=4800 ; C 9 × 50 × 12=5400. A−C vaut 3600 USD dans ce scénario, sans prévision d’économie réalisée ou de rentabilité. L’égalité 0,9 pip précédente dépend des 7 USD,10 USD/pip et 0,2 pip retenus, sans minimum ni palier.

Quand un tarif sans commission peut coûter moins

  • Un minimum de commission peut renchérir les petites positions ; calculez au volume réellement utilisable.
  • Sur détention longue, comparez financement et frais d’entrée-sortie ; peu de trades ne prouvent pas le gagnant.
  • Pour une paire exotique, comparez cotations et frais contemporains, sans fourchette attribuée au seul label du compte.

Quand la commission peut être avantageuse

  • Sur détention courte, comparez coût total, restrictions d’ordre et exécution ; coût moindre ne prouve pas stratégie profitable.
  • Sur or et indices, convertissez incrément et contrat dans la même devise avant comparaison.
  • Pendant une annonce, spread, liquidité et glissement peuvent varier dans les deux modèles ; aucun ne garantit un spread faible.
  • Pour le volume prévu, multipliez différences réellement mesurées, sans seuil universel de 30 lots ni augmentation artificielle de l’activité.

Cinq erreurs à éliminer

  1. Remplacer observations datées par un minimum publicitaire « à partir de » ; aucun multiple générique du spread n’est établi.
  2. Assimiler spread zéro à gratuité en oubliant commissions et autres frais.
  3. Choisir le compte par style supposé sans comparer votre instrument, taille et durée.
  4. Ajouter frais annexes génériques au lieu des conditions applicables : conversion, données, retrait, financement et inactivité.
  5. Oublier devise, apports, retraits et caractère déjà net de l’export. Trois colonnes génériques ne suffisent pas pour tous les comptes multi-devises.

Le minimum change la réponse

Autre modèle USD : A=12 ×L ; B=2 ×L+2 ×max(3,50 ×L ; 0,10), où L est le nombre de lots et 0,10 USD le minimum fictif par côté. À 0,01 lot : A 0,12 et B 0,22 USD. À 0,02 : 0,24 chacun. À 0,03 : A 0,36 et B 0,27. L’égalité 0,02 lot diffère du seuil 0,10/3,50≈0,02857 lot où le minimum cesse de contraindre. Arrondis et unité réelle du minimum peuvent changer ce modèle.

Pour l’or fictif 100 onces, spread 0,30 USD par once coûte 30 USD ; avec 7 USD de commission, total 37 USD. Un spread 2 USD coûte 200 USD avant autre frais. Ni ce contrat ni cette convention « pip » ne sont universels. Cas EUR ajouté : à conversion supposée fixe 1 USD=0,80 EUR, les coûts 0,12/0,22 USD deviennent 0,096/0,176 EUR avant arrondi comptable. Avec arrondi séparé au centime, comparez 0,10/0,18 EUR : les fractions peuvent modifier une petite différence publiée, sans changer le tarif source.

Préparer l’exercice : spread moindre, coût supérieur

Le calculateur ci-dessous conserve les hypothèses source: 0,10 lot,10 USD/pip/lot, glissement 0,2 pip, financement zéro. A: 1 pip et 7 USD/lot aller-retour, coût 1,90 USD. B: 0,5 pip et 9 USD/lot, coût 1,60 USD. Changez uniquement sa commission à 20 USD/lot : son coût devient 2,70 USD ; A reste 1,90. L’écart A−B vaut−0,80 USD. Le spread inférieur n’est donc pas suffisant.