Pour un service de courtage en Pologne, distinguez autorisation polonaise et notification transfrontière d’une entreprise de l’EEE. La KNF tient des listes différentes. Un site en polonais ou la licence la plus connue du groupe n’identifie pas nécessairement la société de votre contrat. Pour un service en France, utilisez les autorités et registres correspondant à ce pays ; cette traduction ne transforme pas la KNF en superviseur français.

Ce que supervise la KNF

La Komisja Nadzoru Finansowego est issue de la loi polonaise du 21 juillet 2006 et a commencé son activité le 19 septembre 2006. Elle a repris les compétences des précédentes autorités des valeurs mobilières, assurances et retraites, puis la supervision bancaire à partir de 2008. Son champ comprend notamment les maisons de courtage proposant des services Forex/CFD en Pologne.

Une autorisation n’est ni une garantie de profit ni une preuve de solvabilité perpétuelle. Supervision, signalement au régulateur, résolution d’un litige contractuel et indemnisation sont des mécanismes distincts. Identifiez procédure et juridiction dans la convention. Le comparatif XTB / DM BOŚ présente des sociétés polonaises, sans dispenser de lire leur nom juridique exact.

Passeport EEE : autorisation d’origine et notification

L’article 34 de MiFID II prévoit la fourniture transfrontière de services couverts par l’autorisation. L’entreprise transmet les informations à son autorité d’origine, qui les communique à l’autorité d’accueil ; elle ne se contente pas d’annoncer directement son activité à un registre étranger. Vérifiez permissions d’origine et notification polonaise requise. Une succursale et une prestation sans succursale n’ont pas exactement la même répartition de responsabilités.

Le passeport fournit un cadre commun, mais ne rend pas identiques dispositifs d’indemnisation ou mesures nationales CFD. La Pologne prévoit une catégorie particulière de client de détail expérimenté, autorisant sous conditions un levier plus élevé pour certains CFD tout en conservant d’autres protections de détail. Ce n’est pas le statut professionnel et ce n’est pas une catégorie à importer automatiquement en France.

Sous-jacent, client et règles CFD

Sur petit écran, faites défiler le tableau pour lire toutes les colonnes.

Catégorie ordinaire du cadre initial ESMALevier maximal résumé
Paires majeures selon la définition réglementaire30: 1
Autres paires, or, indices majeurs20: 1
Autres matières premières et indices non majeurs10: 1
Actions5: 1
Cryptomonnaies2: 1

Ces catégories ne se lisent pas seulement dans le nom marketing du compte ; les mesures nationales et la classification pertinente déterminent le champ. Le prestataire peut demander plus de marge que le minimum. Dans la décision polonaise concernant les CFD couverts, la clôture s’apprécie au niveau du compte lorsque les liquidités et le résultat net non réalisé pertinents passent sous la moitié de la marge initiale requise agrégée. La protection de solde négatif limite la responsabilité aux fonds du compte CFD concerné ; elle ne préserve pas le dépôt ni ne garantit un prix de stop.

Un levier 500: 1 proposé dans ce périmètre polonais de détail contredit ses limites, mais l’annonce seule ne détermine pas toutes les licences mondiales de la société. Le pourcentage d’avertissement concerne des comptes CFD particuliers et une période de calcul, pas chaque client ou produit. Pour la France, l’AMF a pris des mesures nationales à partir du 1er août 2019, dans leur périmètre territorial et pour les clients non professionnels concernés.

Séparation des actifs et indemnisation ne se confondent pas

La ségrégation sépare actifs clients et actifs propres de la société, sans promettre restitution immédiate et intégrale en faillite. Pour les services polonais couverts, le KDPW peut indemniser les actifs éligibles manquants : base plafonnée à l’équivalent PLN de 22 000 EUR,100% des premiers 3 000 EUR et 90% du reste, soit 20 100 EUR au maximum. Les pertes de marché sont exclues ; la restitution d’actifs séparés ne se limite pas nécessairement à cette indemnité.

Les dispositifs étrangers ont leurs propres conditions. Au Royaume-Uni, les créances d’investissement FSCS éligibles peuvent atteindre 85 000 GBP par personne et entreprise ; cela n’est pas le plafond des dépôts bancaires. Aux États-Unis, SIPC protège certains titres et espèces jusqu’à 500 000 USD, dont 250 000 USD pour les espèces pertinentes, et ne couvre pas les pertes de marché ni les opérations Forex comme s’il s’agissait de titres éligibles. Ces montants ne s’appliquent pas indistinctement à un compte français.

La société existe : le service est-il autorisé ?

Modèle fictif conservé : l’extrait du registre mentionne réception et transmission d’ordres ; le contrat proposé dit que l’entreprise choisira votre portefeuille de manière autonome. La gestion de portefeuille est une permission distincte dans l’annexe I, section A de MiFID II. L’extrait ne prouve ni que tout est autorisé ni que la société est forcément illégale : il faut consulter la liste complète et actuelle, et résoudre cet écart de service.

Identité trouvée, permission encore à vérifierEntreprise fictive ; extrait de registre, non liste complète d’une société réelle.EXEMPLE DE CALCULRegistreRéception/transmissionContratChoix autonome duportefeuilleÀ vérifierGestion de portefeuille
Identité trouvée, permission encore à vérifier. Entreprise fictive ; extrait de registre, non liste complète d’une société réelle.

Réception/transmission et gestion sont distinctes ; consulter les permissions complètes.

Registre
Réception/transmission – Ordres du client
Contrat
Choix autonome du portefeuille – Service différent
À vérifier
Gestion de portefeuille – Permission complète et actuelle

Contre-exemple EUR supplémentaire pour un lecteur français : un virement test de 100 EUR correctement restitué ne démontre pas la permission de gérer ensuite un portefeuille de 10 000 EUR. Le test porte sur un transfert, le registre sur un service. De même, dans un modèle distinct de créance polonaise éligible de 12 000 EUR, l’application arithmétique KDPW donne 3 000+0,9 × 9 000=11 100 EUR, sans garantir par elle-même l’éligibilité du client ou le délai. Le libellé eneuros ne rend pas ce régime français.

Suivre la chaîne de vérification

  1. Lire société, numéro et superviseur dans convention et mentions légales ; rechercher le nom juridique, pas seulement la marque.
  2. Vérifier le service dans la bonne liste KNF ; pour une entreprise EEE, contrôler aussi autorité d’origine et notification polonaise.
  3. Lire motif et état de tout avertissement public : il peut signaler une suspicion d’activité non autorisée, sans être automatiquement une condamnation définitive.
  4. Comparer domaine, coordonnées et instructions de paiement avec une source indépendante. Un clone peut copier le nom et le numéro d’une vraie société.

En France, l’AMF oriente notamment vers REGAFI pour vérifier l’autorisation d’un prestataire de services d’investissement. Vérifiez aussi nature du service et voie de recours pertinente. Ne remplacez pas le contrôle français par une recherche négative dans une seule liste polonaise.

Signaux à investiguer, sans probabilité inventée

Identité floue, pression au dépôt, promesses de profit garanti et demandes de paiement inexpliquées justifient des recherches. Une adresse offshore seule ne prouve pas fraude ou autorisation de vous servir. Un drapeau européen et « courtier international » ne sont pas des licences. L’absence d’une société sur une liste d’avertissements n’est pas une approbation. La vérification d’un courtier suspect aide à documenter ces indices, sans inventer un pourcentage de fraude.

Avant le premier versement

  1. Faire correspondre société, service, permission et notification applicables.
  2. Identifier catégorie CFD, classification du client, contrat de conservation et éventuelle indemnisation.
  3. Clarifier tout domaine ou paiement incohérent par des coordonnées vérifiées indépendamment, et archiver les résultats.

Une checklist documente des contrôles, pas une garantie de solvabilité ou de profit. L’article CySEC et le service européen poursuit l’identification de la société qui assume votre convention.