Un forward non livrable, ou NDF, règle une différence de change sans échanger les deux principaux de devises. Notionnel et sa monnaie, cotation, fixing, date et monnaie de paiement déterminent le calcul. Un produit cash-settled dans un terminal retail n’est pas automatiquement un NDF. Le nom affiché ne remplace pas sa confirmation.

Que paie le contrat ?

Un forward livrable échange les montants contractuels à l’échéance. Un NDF prévoit plutôt une différence calculée sur un notionnel. La définition BRI,RMA 20 terme 20, fournit cette distinction sans imposer une formule unique pour toute cotation, une monnaie USD universelle ou un ticket minimal mondial. Le règlement en espèces exige toujours le paiement dans la monnaie convenue.

La structure peut servir lorsque la livraison est restreinte ou peu pratique, sans lever une règle locale ni garantir toute la couverture. Lire la source de fixing, son calendrier, la procédure de remplacement et la date du règlement. Des manques de prix et des événements contractuels peuvent exiger un traitement particulier.

Écrire formule, unités et signe

Exportateur fictif attendant 1 000 000 unités d’une monnaie locale inventée LCU. Taux contractuel K 5 LCU/USD : valeur cible 200 000 USD. Définir pour cet exportateur seulement le règlement USD=N×(1/K−1/S), N notionnel LCU et S fixing LCU/USD. Un signe positif représente des dollars reçus, un négatif des dollars payés. Changer de sens ou de notionnel impose de revérifier la formule.

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Fixing hypothétique 5,5 LCU/USD, montant reçu intégralement
FluxCalculUSD
Encaissement converti au fixing1 000 000/5,5181 818,18
NDF reçu1 000 000 ×(1/5−1/5,5)18 181,82
Total avant coûtsSomme200 000,00

Supposer montant reçu entier à l’heure, conversion exactement au fixing, dates alignées et pleine exécution des obligations. Ce sont des hypothèses, pas une disponibilité bancaire prouvée. Un autre contrat peut fixer notionnel USD ou une autre convention : ne pas inverser la cotation sans contrôler les unités.

Le notionnel peut dépasser le flux réel

Le contrat reste 1 000 000 LCU

Le contrat reste 1 000 000 LCUModèle distinct : encaissement 800 000 LCU, N 1 000 000, K 5 LCU/USD ; conversion au fixing.Le contrat reste 1 000 000 LCUExcès de notionnel200 000 LCULe contrat ne se réduit pas automatiquementFixing 5,5163 636,36 USDÉcart+3 636,36 contre cible 160 000Fixing 4,5155 555,56 USDÉcart−4 444,44 contre la même cible
Deux fixings alternatifs, sans frais ; le règlement NDF utilise le notionnel entier, pas le montant reçu réduit.

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Total=800 000/S+1 000 000 ×(1/5−1/S). La cible de l’encaissement réel au taux contractuel est 800 000/5=160 000 USD. L’excès 200 000 LCU reste dans le NDF et peut créer un écart positif ou négatif. Il ne suffit donc pas que la formule du contrat soit correcte pour que le flux réduit soit intégralement stabilisé.

Ajout EUR indépendant, avec autres montants et contrat explicitement libellé LCU/EUR : N 100 000 LCU,K 10 LCU/EUR, encaissement 90 000 LCU,S 12. Conversion 7 500 EUR, règlement NDF 1 666,67 EUR, total 9 166,67 contre cible 9 000 EUR ; excès de notionnel 10 000 LCU. Ce n’est pas une conversion du précédent contrat USD ni une offre réellement disponible en France.

Restriction de livraison et périmètre de marché

L’existence d’un marché NDF ne rend pas toute une monnaie totalement inconvertible pour chacun. Accès dépend du pays, participant, transaction et règles en vigueur. Le volume de tous les forwards n’est pas le volume des seuls NDF. Éviter un classement de monnaies non daté comme preuve de nécessité ou d’accès légal. La confirmation et les textes applicables à l’opération restent déterminants.

CNY et CNH ne définissent pas le paiement

Ces labels distinguent des contextes onshore/offshore du renminbi. Ils ne suffisent pas à dire si un produit livre des devises, règle une différence ou est un CFD. Un prix offshore n’est pas automatiquement le fixing onshore ou le taux de conversion de la banque. Un écart de référence peut laisser une exposition résiduelle. USD/CNH : gagner en dollars ne livre pas des yuans identifie ces marchés sans assimiler symbole et droits de livraison.

Comparer les flux selon l’objectif

Couvrir une recette de monnaie locale n’est pas investir dans un fonds actions ou obligations émergentes. Un fonds ajoute des risques d’actifs et d’émetteurs ; sa monnaie de négociation ne suffit pas à connaître son exposition de change. Disponibilité et adéquation demandent une vérification propre au produit. Swap de change : le taux à terme n’est pas le futur cours au comptant traite deux échanges et Options de change : dans la monnaie ne signifie pas rentable un autre profil de droits et paiements.

Même fixing, autre conversion réelle

Reprendre le premier modèle à encaissement 1 000 000 LCU etfixing 5,5, mais conversion réellement disponible 5,6 LCU/USD. L’encaissement donne 178 571,43 USD ; ajouter le règlement inchangé 18 181,82 donne 196 753,25 USD, soit 3 246,75 sous la cible avant coûts. Seul le taux de conversion a changé. Une autre date, quantité ou absence de fixing introduit encore d’autres écarts.

Performance de contrepartie, collatéral, clôture anticipée et fallback demandent leur analyse. Un règlement net ne rend pas automatiquement le risque de crédit plus élevé que dans tout contrat livrable ; comparer engagements et dispositifs précis, sans slogan.

Un contrôle en deux scénarios

Noter notionnel, monnaie, unités du taux, K, source et date du fixing, valeur de paiement, signe et fallback. Tester un fixing plus haut et plus bas, puis rapprocher recette réelle et règlement dérivé comme deux flux distincts. Le contrat ne diminue pas de lui-même avec la facture. Taux croisés : les unités décident, le bid/ask vérifie aide ensuite à contrôler sens de conversion et unités sans remplacer les instructions contractuelles.